L’éclat de l’été – Édito NL#25

C’est le jour le plus long de l’année, et je suis assise devant 4 élèves, qui sont ou deviennent des amis. Dans la petite salle du Dojo Parmentier, nous avons une séance de 1 h dont la profondeur et l’harmonie nous touchent tous autant. Ce qui était différent, ce soir ? Pas grand chose. Sinon que j’étais complètement là, complètement moi, présente et vraie.

Il y a quelques semaines, j’ai remis en question la vie que je mène à la lecture d’une offre d’emploi à temps plein, en CDI à Paris. Elle était parfaite, correspondait en tous points à mes compétences, avec suffisamment de challenge, une petite équipe, et tous les avantages du salariat. Plus simple. Plus stable. Je me vois brandir mon contrat sous le nez de ma banquière pour qu’elle me donne ce fichu prêt, quitter le boulot à 18 h l’esprit libre, poser mes congés comme des grandes vacances et bénéficier d’une mutuelle de folie. J’ai écrit ma lettre de motivation, retapé mon CV édito et fait un sondage sauvage auprès de mes proches. « Suis-je Claire-respondable-éditoriale-CDI-Paris-brunch-métro-rooftop-apéro ? »

Depuis toujours l’été met en lumière ce qui compte, ce qui m’anime et il m’est plus facile d’aller à l’essentiel. De respirer. De ne pas harceler ma mère pour savoir si j’ai pris la bonne décision. Mais pendant 48 h, j’ai été très très troublée. Puis j’ai repensé à mes voyages, aux méditations, aux danses folles au milieu de la jungle, aux temples au coucher du soleil, aux connexions conscientes, à la joie, seule, à l’autre bout du monde. Si je suis prise à Paris, c’est une parenthèse qui durerait jusqu’à ce que plus rien n’ait de sens à nouveau. L’âme ne me laisse aucun répit, il est urgent d’être soi, de continuer cette quête de vérité. Et le corps, ce corps… mon meilleur allié. Le baromètre par lequel je réponds à mes doutes, et qui ne ment jamais. Il a trop besoin de mouvement, plus de vent et moins de vêtements !

Alors j’ai postulé en freelance, avec mes mots d’aujourd’hui et une candidature atypique, moins inquiète d’être conventionnelle que d’être authentique. « Je suis Claire-Yambe, prof de yoga, indépendante, tourmentée, vraie. »

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