Le yoga, c’est quoi ?

Dans l’atelier Découverte du yoga, je propose une heure de théorie et une heure de pratique pour explorer les fondations de cette pratique millénaire. Voici ici les grandes lignes de l’atelier, pour vous mettre en appétit !

À noter : pour des besoins de concision, certaines simplifications ont été nécessaires.

Yoga : processus et état

La traduction exacte du terme en sanskrit n’est pas aisée. Comme je suis loin d’avoir l’érudition de Hareesh en la matière, je simplifie. Yoga veut dire « union », entre autres.

Le yoga, c’est à la fois un processus et un état. Celui d’union. Entre votre corps et votre esprit, entre vous et les autres, mais aussi entre ce qui compose votre individualité (jivatman) et sa source (paramatman), l’univers. C’est un chemin spirituel avant d’être une pratique. C’est une réponse à la question de notre place dans ce monde et au sens de notre existence à travers l’exercice même de la vie.

La pratique du yoga

Au quotidien, nous avons en effet de multiples opportunités de nous explorer, de nous révéler. La pratique du yoga va bien au-delà du tapis ! Elle encourage à mener une vie plus consciente, ce qui, petit à petit, mène à une quête du soi. Là commence le travail, nous découvrons que la clé est avant tout la déconstruction de nos programmes et conditionnements.

Avec patience et engagement, la récompense est bien plus grande que tout ce que l’on peut imaginer. Nous ne sommes pas seulement mieux dans notre corps et dans notre esprit, plus calme, plus souple ou plus tonique, mais nous nous sommes surtout reconnectés à ce qui constitue notre véritable nature. Nous accédons à un espace où nous reconnaissons l’essence de l’Être, où nous sommes enfin en paix. Libre.

Quel programme !

Quels programmes, devrait-on dire. Parce qu’il existe une multitude de yogas, issus de traditions variées et proposant ainsi de multiples entrées pour les aspirants yogis contemporains. En essayant différents cours (et en lisant mon article sur le sujet, of course), vous vous ferez petit à petit une idée de ce qui fonctionne pour vous, et du chemin à emprunter pour vous souvenir que vous n’êtes que poussière d’étoiles.

Les 8 étapes du yoga

Les anciens ont eu le temps de développer le sujet puisqu’à l’époque, on kiffait son bouddha bowl en direct de l’Himalaya avec ses potos, sans se préoccuper d’en faire une story insta.

À savoir : on parle toujours des 8 étapes du yoga, et c’est déjà largement de quoi faire pour étudier et pratiquer toute une vie. Mais ce nombre est arrêté d’après les célèbres yoga-sutra de Patañjali, dans lesquels cet auteur (ou « ces » en fait, car à l’époque un nom cache souvent plusieurs maîtres) définit le aṣṭānga-yoga, ou le yoga en 8 étapes. Dans d’autres textes, on trouve plus ou moins d’étapes.

8 limbs of yoga? Think again.

  1. Yama
  2. Niyama
  3. Asanas
  4. Pranayama
  5. Pratyahara
  6. Dharana
  7. Dhyana
  8. Samadhi

En bref, voyons ce qu’impliquent certains de ces points.

Les 10 commandements du yoga

Dans la plupart des spiritualités sinon toutes, on retrouve des règles de vie destinées à encadrer et accompagner les pratiquants sur leur voie. Celle du yoga ne fait pas exception : les 5 yama et 5 niyama constituent le socle de l’attitude et de la pratique yogique.
Les yamas concernent des restrictions ou limites que doit respecter le sadhâka (pratiquant). Ils comprennent ahimsa (la non-violence), asteya (le respect de la propriété d’autrui, matérielle ou idéologique), ou encore brahmacarya (l’économie/la maîtrise (carya) de l’énergie créatrice (brahma)). Nous nous attardons particulièrement sur ce yama lors de l’atelier Découverte du Tantra.

Les niyamas concernent des attitudes à observer pour préparer l’individu à recevoir les étapes suivantes. C’est le terreau de la pratique, constitué de saucha (la pureté/l’hygiène, à tous les niveaux), santosha (le contentement), et des tapas, entre autres. (Non, ça n’a rien à voir avec l’Espagne ni les after work.)

Si ces commandements ne sont pas connus ni respectés dans la mesure du possible, le passage aux étapes suivantes reste tout à fait possible mais n’est pas vraiment cohérent. L’approche de ces différentes branches peut être faite en parallèle mais est sensée reposer sur ces principes de base afin de garantir l’accès aux étapes supérieures.

Asanas : les postures du yoga

Les yogis contemporains emploient parfois la métaphore de la radio : imaginez que votre corps physique est le poste de radio. Votre esprit est le bouton qui vous permet de choisir la fréquence sur laquelle recevoir. Vos chakras sont différentes stations pour capter différentes fréquences. Les asanas sont les postures de yoga et c’est un peu comme optimiser l’antenne, pour mieux capter ces fréquences !

Les asanas ont ainsi plusieurs vertus :

  1. Ils renforcent le corps physique (musculature, souplesse, étirement…).
  2. Ils activent différents chakras, à des degrés variés. Par exemple, la version latérale de trikonasana et pavana muktasana activent tous deux manipura chakra. Toutefois, le premier agit essentiellement sur deux chakras secondaires de manipura (çandra et surya) tandis que le second active des couches plus profondes de manipura. Bref, vous comprenez que c’est riche et complet !
  3. Ils facilitent ainsi le travail de concentration de l’esprit sur l’énergie, sa circulation et son déploiement à l’intérieur des différents corps.

À noter : les asanas sont si nombreux qu’ils sont connus avec plusieurs noms. Il existe de multiples trikonasanas !

De l’importance du souffle : les pranayama

Il existe dans notre univers une énergie vitale qui circule en toute chose animée : c’est le prana. (L’inanimé est aussi habité par prana, mais c’est une autre histoire.)

Notre corps est constitué de canaux énergétiques : les nadis. L’énergie, et donc prana, circule dans ces canaux de façon plus ou moins fluide. En effet, en fonction de notre mode de vie, de nos pensées, de nos habitudes, ces nadis peuvent être « purs » et laisser s’écouler librement le flot d’énergie, ou être « bloqués ». Par exemple, les mangeurs de viande seraient plus sujets au blocage des nadis.

Remarque : certains les associent aux méridiens en médecine chinoise.

Le souffle est le véhicule du prana, et à travers les exercices respiratoires, les yogis s’entraînent à percevoir les énergies plus subtiles. Ils emploient également ces techniques pour dompter leur esprit et devenir maître de leur mental.

Contrôle ton esprit ou c’est lui qui te contrôlera.

La méditation : dharana et dhyana

Ce que nous appelons aujourd’hui « méditation » est en fait un effort de concentration : c’est dharana. Cette première étape est indispensable mais ne constitue pas l’état de méditation en tant que tel.

En dharana, le sujet se concentre sur l’objet. Le yogi fixe son attention sur un chakra, un yantra, un mantra, et fournit un effort pour maintenir cette attention sur l’objet de méditation. L’esprit s’échappe, le sadhaka le ramène doucement sur l’objet : c’est l’exercice de dharana.

La méditation, c’est dhyana. Ici, le sujet a fusionné avec l’objet. Non, vous ne vous transformez pas en mandala noir et blanc de 3 mètres par 3 mètres ni en bougie ni en mantra. En fait, dans l’état de dhyana, le sujet n’a plus d’effort à fournir pour maintenir son attention sur l’objet : un lien s’est établi entre les deux, une connexion au-delà de l’activité mentale de concentration s’est créée. Petit à petit, la conscience s’élève, l’être se rapproche de sa nature…

Samadhi : le Graal

Quand le sujet a fusionné avec l’objet, il existe encore ces deux entités. Confondues, mais définies et finies. Quand le yogi atteint l’état de samadhi, il n’y a plus ni sujet ni objet. Seulement la fusion absolue entre tout ce qui les compose et leur source. C’est l’illumination, la libération, l’Éveil, nirvana, satori. Un état de paix, de connaissance, de conscience, d’amour, ultime et universel.

Si cette objectif est partagé par la plupart des traditions yogiques, toutes n’en ont pas la même approche. Je n’ai pas essayé tout ce qui existe, ni lu ou entendu suffisamment sur le sujet pour m’assurer que la voie que j’ai choisie est la plus adaptée. En revanche, j’ai pu en apprécier l’efficacité après en avoir suivi les enseignements essentiels et appliqué les grands principes. La voie du Tantra  semble correspondre parfaitement au monde dans lequel nous vivons en ce qu’elle propose d’incarner la libération tant espérée. Sur cette Terre, dans cette vie, dans ce corps.

Embodied liberation: the goal of tantrik yoga

Si ça ne vous a pas donné envie de venir pratiquer avec moi, je jure de ne plus jamais me raser la tête !

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